POV – Unexpected Snowkite ride PEAK4

Partis pour tester des ailes reçues la veille, nous nous retrouvons vite attirés par le soleil sur les pentes Sud en direction du Pic Blanc. La visibilité devient quasi nulle à mi parcours. Nous plions donc pour redescendre.

C’est ensuite vers Tête noire et le Galibier que le vent et le soleil nous ont amené. Nous avons pu profiter d’une couche sympathique de neige avant qu’elle ne s’alourdisse en début d’après-midi.

« C’est ce qu’on appelle une session surprise »

J’utilise la PEAK4 8m et 5m bleue et Sylvain la PEAK3 9m verte et 4m rouge. Concernant les petites tailles il faut bien prendre une taille supplémentaire (en PEAK4) pour avoir la même traction que sur le modèle précédent (PEAK3). Donc 5m pour la PEAK3 en 4m et 11m pour la PEAK3 en 9m.

S’il fallait faire un comparatif entre la PEAK 3 et la PEAK 4 il y aurait deux points majeures: la maniabilité de la Peak 4 permet de piloter toutes les tailles avec la ConnectM alors que pour la 9m et la 12m PEAK3 je favorise les grands barres (60cm).

Le loop est plus serré pour la PEAK4 par rapport à la PEAK3 ce qui est intéressant pour orienter la traction dans un espace restreint comme dans une pente raide ou dans les arbres.

Le deuxième point concerne la neutralisation de la puissance de l’aile. Les 2 peuvent avoir la ligne de sécurité sur un avant comme dans beaucoup de barres.

Mais pour le Snowkite en montagne, alors que le vent accélère souvent aux sommets et sur les crêtes, il est important d’avoir un système de déclenchement simple, qui demande peu de force et permet de garder la barre proche de soi pour un rangement rapide.

Et rappelons que dans notre pratique, l’utilisation de la 5iéme ligne n’est pas qu’une procédure à n’utiliser qu’en cas de danger mais surtout pour pouvoir poser et ranger l’aile dans du vent plusieurs fois dans la même session afin de descendre la pente en ski ou en snowboard.

Sur la PEAK3 la cinquième ligne passe dans le bord d’attaque en un seul point ce qui la fait se plier en 2 tout en rapprochant les deux oreilles. Le système fonctionne bien mais il arrive que l’aile tourne une fois neutralisée ce qui n’est pas optimal pour un redécollage futur potentiel.

Sur la PEAK4 la cinquième ligne diminue l’envergure de l’aile en rapprochant les oreilles mais surtout en tirant sur les B en 2 points. Le système est plus efficace que sur la PEAK3 car l’aile ne tourne plus et le redécollage est plus sûr.

Cependant pour éviter d’éventuelles clés avec la cinquième ligne je vous invite à rouler les lignes à fond autour de la barre, suspentes inclus jusqu’à l’aile comme sur la vidéo ci dessous. A la prochaine montée, prenez soin de bien réouvrir l’aile, n’ayez pas peur car elle est sur sa cinquième. Ça vous évitera plusieurs sessions de démêlages si vous la laissez plié comme on pouvait avoir l’habitude avec la PEAK3.

Bon ride, et pour tester les PEAK4 ça se passe au col du Lautaret, tenez vous informés sur FACEBOOK des dates de tests de la gamme FLYSURFER.